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Citations de la Vierge Marie : Les mots qu'elle a réellement prononcés

Si vous avez déjà cherché des citations de la Vierge Marie, vous avez probablement remarqué quelque chose de frustrant : presque tout ce qui apparaît est composé de citations à son sujet. Ce que les saints, papes et théologiens ont dit. Mais qu’en est-il de ce qu’elle a réellement dit elle-même ?

C’est exactement de cela que parle cet article.

Mary prit la parole. Elle a parlé dans les pages des Écritures, et elle a parlé à travers les siècles lors d’apparitions que l’Église catholique a soigneusement enquêtées et approuvées. Ses mots ne sont pas nombreux. Elle n’était pas une femme de parole inutile. Mais ceux qu’elle prononça avaient un poids extraordinaire.

Ce que vous trouverez ci-dessous sont de vraies citations attribuées à la Vierge Marie, citées et expliquées. Certains viennent de la Bible. D’autres proviennent des grandes apparitions mariales : Lourdes, Fatima, Guadalupe, Akita et Banneux. Chacune est replacée dans son contexte pour que vous puissiez comprendre non seulement ce qu’elle a dit, mais aussi pourquoi cela compte.

Partie 1 : Les paroles de Marie dans l'Ecriture Sainte

Avant les apparitions, avant les sanctuaires, il y avait la Bible. Et Mary y parle. Magnifiquement, humblement, et avec une foi qui a changé l’histoire.

1. L'Annonciation

« Voici, je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole.

– Luc 1:38

Cette phrase est sans doute la plus importante jamais prononcée par un être humain. L’ange Gabriel venait d’annoncer à une jeune fille de Nazareth qu’elle concevrait et mettrait au monde le Fils de Dieu. Tout le plan du salut dépendait de sa réponse.

Elle a dit oui. Simplement, complètement, sans condition.

Le mot « servante » est significatif. Marie ne se présente pas comme une héroïne ou une personne digne de cet honneur. Elle se dit servante. C’est dans cette humilité, disent les théologiens, que réside la grandeur de sa foi. Elle ne comprenait pas tout à fait ce qu’on lui demandait. Elle a quand même dit oui.

Cette simple phrase résonne dans la dévotion catholique, la liturgie et la théologie mariale. C’est le moment où le Verbe s’est fait chair.

2. Le Magnificat, son chant de louange

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur l’humilité de son serviteur. »

– Luc 1:46-48

Lorsque Marie rendit visite à sa cousine Élisabeth après l’Annonciation, elle se mit à chanter spontanément. Le Magnificat, nommé d’après le mot latin signifiant « agrandit », est le plus long discours enregistré de la Vierge Marie dans toutes les Écritures.

Ce qui frappe la plupart des gens qui le lisent pour la première fois, c’est qu’il semble presque politique. Elle parle de Dieu qui élève les humbles et renvoie les riches les mains vides. Elle loue un Dieu qui renverse la logique du monde.

L’Église prie le Magnificat tous les soirs aux vêpres. Il est chanté depuis plus de deux mille ans. Tout a commencé avec une jeune femme, probablement encore adolescente, qui a spontanément loué Dieu dans un village à flanc de colline.

3. Les noces de Cana, son intercession silencieuse

« Ils n’ont pas de vin. – Jean 2:3

Il n’y a que quatre mots. Marie ne demande pas, n’insiste pas, ne dit pas à Jésus ce qu’il doit faire. Elle l’informe simplement d’un besoin et lui fait confiance pour y répondre.

Le Mariage à Cana a été un événement majeur dans la culture juive. Ne plus de vin n’était pas seulement un inconvénient, c’était une honte sociale pour la famille qui organisait le festin. Mary le remarqua. Et plutôt que d’essayer de résoudre elle-même, elle a porté le problème à son Fils.

Ce qui frappe, c’est que Jésus réagit d’abord d’une manière qui ressemble presque à un refus. Et pourtant, Marie se tourne immédiatement vers les serviteurs et dit ce qu’elle dit ensuite. Elle le connaissait. Elle lui faisait entièrement confiance. Cette confiance tranquille, « Je lui ai dit, attends maintenant », est une leçon magistrale d’intercession mariale.

4. Ses dernières paroles dans l'Évangile, un commandement pour tous les temps

« Faites tout ce qu’il vous dira.Jean 2:5

Ce sont les dernières paroles enregistrées de Marie dans l’Évangile selon Jean, et sans doute son message le plus important à toute l’humanité. Après avoir parlé du vin à Jésus, elle se tourne vers les serviteurs et leur donne, et à travers eux, à nous tous, une seule instruction.

Cinq mots. Toute sa spiritualité en une phrase.

Elle ne se pointe pas du doigt. Elle ne propose pas sa propre solution. Elle désigne Jésus et s’écarte. De nombreux théologiens considèrent que c’est le résumé le plus pur du rôle de Marie dans la vie chrétienne. Non pas pour remplacer son Fils, mais pour conduire les gens vers lui.

L’Église a repris ces paroles depuis. Chaque chapelet, chaque sanctuaire, chaque acte de dévotion mariale est finalement ordonné dans ce sens. Tu fais tout ce qu’il te dit.

Partie 2 : Les paroles de Marie dans les apparitions mariales

L’Église catholique n’exige pas de croire en des révélations privées, même approuvées. Mais lorsque l’Église accorde une approbation officielle à une apparition, cela signifie qu’après une enquête approfondie, il n’y a rien contre la foi ou la morale, et les fidèles peuvent y croire. Voici quelques-uns des mots les plus significatifs que Notre-Dame aurait prononcés lors d’apparitions approuvées par l’Église, chacune placée dans son contexte historique et spirituel.

Notre-Dame de Guadalupe, Mexique 1531

En décembre 1531, la Vierge Marie apparut à Juan Diego, un converti aztèque autochtone, sur la colline de Tepeyac près de ce qui est aujourd’hui Mexico. Elle apparut quatre fois, et lors de la dernière occasion, laissa une image miraculeuse d’elle-même sur sa tilma, un manteau aujourd’hui vénéré par des millions de personnes à la basilique Notre-Dame de Guadalupe.

Elle s’est présentée avec des mots qui ont donné le ton à tout ce qui a suivi :

« Sache et comprends bien, toi mon très humble fils, que je suis la Sainte Marie toujours vierge, Mère du Vrai Dieu pour lequel nous vivons ».– Notre Dame de Guadalupe à Juan Diego, 9 décembre 1531

Et lorsque Juan Diego, affligé, tenta de la fuir pour soigner son oncle mourant, elle l’arrêta sur le chemin et lui dit :

« Ne suis-je pas là, moi qui suis votre mère ? N’êtes-vous pas sous mon ombre et ma protection ? Vous n’avez rien à craindre.– Notre Dame de Guadalupe à Juan Diego, 12 décembre 1531

Ces mots, rapportés dans le Nican Mopohua, un récit nahuatl du XVIe siècle sur les apparitions, comptent parmi les citations mariales les plus appréciées. Ce sont des paroles de pure assurance maternelle. Elle ne demande pas de grandes choses en ce moment. Elle dit simplement à un homme effrayé : Je suis là. Tu es à moi. N’aie pas peur.

Elle a également révélé son profond intérêt pour tous les peuples, et pas seulement pour une nation :

« Je suis ta Mère miséricordiérieuse, la Mère de tous ceux qui m’aiment, de ceux qui pleurent devant moi, de ceux qui ont confiance en moi. »— Notre-Dame de Guadalupe à Juan Diego, 1531, rapporté dans le Nican Mopohua

Notre-Dame de Lourdes, France 1858

Entre février et juillet 1858, la Vierge Marie est apparue dix-huit fois à Bernadette Soubirous, une jeune fille de 14 ans issue d’une famille désespérément pauvre de Lourdes, dans le sud de la France. Les apparitions ont été immédiatement accueillies avec scepticisme par les autorités civiles et l’Église, mais la cohérence du témoignage de Bernadette et les guérisons miraculeuses à la source ont finalement conduit à l’approbation officielle de l’Église en 1862.

Trois messages de Lourdes se distinguent particulièrement. Le premier est arrivé très tôt, lors de la troisième apparition seulement :

« Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre.– Notre-Dame de Lourdes à Bernadette Soubirous, 18 février 1858

Ce n’est pas une chose agréable à dire. Mary ne promet pas à Bernadette une vie facile, du prestige, ni même un soulagement de la souffrance. Elle offre tout autre chose, la vérité. Et la vérité, c’est que la joie chrétienne n’est pas de ce monde. Bernadette, qui allait passer le reste de sa courte vie malade, moquée et mise sous pression, a vécu ce message jusqu’au bout.

Puis vint le grand message sur la pénitence :

« Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs.– Notre Dame de Lourdes à Bernadette Soubirous, 24 février 1858

Et enfin, le 25 mars 1858, jour de la fête de l’Annonciation, après que Bernadette eut demandé à Marie son nom à de nombreuses reprises et n’eut reçu qu’un sourire, elle répondit enfin :

« Je suis l’Immaculée Conception ».– Notre-Dame de Lourdes à Bernadette Soubirous, 25 mars 1858

Bernadette n’avait aucune idée de ce que ces mots signifiaient. Elle était à peine éduquée, parlait un dialecte local et n’avait pas encore fait sa première communion. Elle répéta la phrase encore et encore sur le chemin du retour pour ne pas l’oublier.

Ce qu’elle ignorait, c’est que quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX avait défini l’Immaculée Conception comme un dogme de la foi catholique, la doctrine selon laquelle Marie avait été conçue sans péché originel. Une jeune fille pauvre et sans éducation de la campagne française venait de confirmer la déclaration du Pape sans même le savoir.

L’Église y a vu l’un des signes les plus puissants de l’authenticité de l’apparition.

Notre-Dame de Fatima, Portugal 1917

Les apparitions de Fatima comptent parmi les plus documentées et les plus connues de l’histoire catholique. De mai à octobre 1917, la Vierge Marie est apparue six fois à trois enfants bergers, Lucia, Francisco et Jacinta, dans les champs de Fatima, au Portugal, pendant la Première Guerre mondiale. Les apparitions culminèrent avec le Miracle du Soleil le 13 octobre 1917, observé par environ 70 000 personnes.

Ses messages à Fatima étaient urgents, cohérents et axés sur trois thèmes : la prière, la pénitence et la consécration à son Cœur Immaculé.

« Priez le Rosaire tous les jours pour obtenir la paix dans le monde ».– Notre Dame de Fatima à Lucie, François et Jacinthe, 1917

Cette demande était répétée à presque chaque apparition. Le Rosaire n’était pas une suggestion. C’était le battement récurrent du message de Fatima.

Puis vint ce qui est peut-être la ligne prophétique la plus célèbre prononcée lors d’une apparition approuvée :

« À la fin, Mon Cœur Immaculé triomphera. »— Notre-Dame de Fatima. Extrait du Second Secret de Fatima, 13 juillet 1917

Ces mots proviennent du Second Secret de Fatima, révélé par Lucia en 1941. Ils étaient prononcés dans le contexte d’une vision terrifiante : les enfants voyaient une vision de l’enfer, on leur parlait de guerres futures et on les avertissait de ce qui arriverait si l’humanité ne se convertissait pas. Et puis, à la fin de tout cela, est venue cette promesse silencieuse. Quelle que soit l’obscurité qui viendra, le cœur de Marie triomphera.

Elle a également adressé ces paroles aux enfants, en parlant des péchés qui blessent Dieu :

« Pour sauver les âmes des pauvres pécheurs, Dieu a voulu établir la dévotion de mon Cœur Immaculé dans le monde entier ».– Notre-Dame de Fatima, 13 juillet 1917

« Ne offensez plus le Seigneur notre Dieu, car il est déjà très offensé. »— Notre-Dame de Fatima, 13 octobre 1917, lors du Miracle du Soleil

Cette dernière phrase a été prononcée lors de la dernière apparition à Fatima, le jour du miracle du soleil. C’est le message final qu’elle a adressé au monde ce jour-là. Pas de triomphe. Pas une consolation. Un appel.

Notre-Dame de Banneux, Belgique 1933

Moins connues que Lourdes ou Fatima mais non moins profondes, les apparitions de Banneux ont eu lieu durant l’hiver 1933, en pleine crise économique, dans un petit village de Belgique. La Vierge Marie est apparue huit fois à Mariette Beco, une fillette de 11 ans issue d’une famille catholique non pratiquante.

Le 19 janvier 1933, Mariette demande à la Dame qui elle est. La réponse est simple et frappante :

« Je suis la Vierge des pauvres ».– Notre-Dame de Banneux à Mariette Beco, 19 janvier 1933

En pleine Grande Dépression, auprès d’un enfant pauvre, dans un village pauvre, elle se faisait appeler la Vierge des Pauvres. Le titre n’était pas un hasard. Le printemps qu’elle a révélé à Mariette, disait-elle, était « pour toutes les nations, pour les malades ».

Lors d’une autre apparition, elle a exprimé quelque chose qui ressemble à du chagrin :

Le 19 janvier 1933, Mariette demande à la Dame qui elle est. La réponse est simple et frappante :

« Je suis si heureuse de pouvoir aider les enfants qui me supplient de les protéger. Mais il y en a tant qui ne viennent jamais à moi !– Notre-Dame de Banneux à Mariette Beco, 1933

Cette phrase reste gravée dans votre mémoire. Ce n’est pas la voix d’une reine lointaine. C’est la voix d’une mère qui est prête et qui attend, et qui est attristée par le nombre de personnes qui ne frappent jamais à sa porte.

Notre-Dame d'Akita, Japon 1973

Les apparitions d’Akita sont parmi les plus marquantes des temps modernes. Entre juillet et octobre 1973, la Vierge Marie est apparue à Sœur Agnès Sasagawa, une religieuse partiellement sourde, dans un petit couvent d’Akita, au Japon. L’évêque local a officiellement approuvé les apparitions en 1984, après des années d’enquête.

Ce qui rend Akita inhabituelle, c’est que les messages étaient accompagnés d’une statue en bois de Marie qui aurait versé des larmes humaines 101 fois en six ans, des larmes qui ont été analysées scientifiquement à l’université d’Akita et reconnues comme humaines.

Le troisième et dernier message, prononcé le 13 octobre, anniversaire du Miracle du Soleil de Fatima, était le plus grave :

« L’œuvre du diable s’infiltrera même dans l’Église de telle sorte que l’on verra des cardinaux s’opposer à d’autres cardinaux, des évêques à d’autres évêques. »– Notre Dame d’Akita à Sœur Agnès Sasagawa, 13 octobre 1973

Ces mots ont hanté les catholiques depuis lors, d’autant plus que les divisions au sein de l’Église se sont aggravées au cours des dernières décennies. L’évêque Ito, qui a approuvé les apparitions, a dit simplement : « C’est le message de Fatima ».

Mais Akita n’était pas seulement un avertissement. Il y avait aussi une consolation :

« Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera dans peu de temps. Mon Fils se laisse émouvoir par la compassion. »– Notre-Dame d’Akita à Sœur Agnès Sasagawa, 1973

« Ceux qui mettent leur confiance en moi seront sauvés.– Notre Dame d’Akita à Sœur Agnès Sasagawa, 1973

Quel est le point commun entre tous ces mots ?

Si vous prenez du recul et regardez tout ce que Marie a dit, à travers les siècles, les continents et les cultures, quelques éléments ressortent.

Elle pointe toujours vers Dieu, jamais vers elle-même. Même lorsqu’elle révèle ses titres, Immaculée Conception, Vierge des Pauvres, Mère de Dieu, elle le fait pour rapprocher les gens de son Fils, pas d’elle-même.

Elle demande des choses simples. Priez. Faire pénitence. Ayez confiance. Venez à moi. Les demandes ne sont jamais compliquées. Elles sont les mêmes en 1531 qu’en 1973.

Elle parle aux humbles. Une adolescente à Nazareth. Une pauvre bergère à Lourdes. Un fermier aztèque au Mexique. Un enfant de la classe ouvrière en Belgique. Une religieuse sourde au Japon. Marie semble toujours choisir des personnes que le monde négligerait.

Et elle est toujours, d’une manière profonde, une mère. Ni une reine lointaine, ni une abstraction théologique. Une mère. Celle qui pleure quand ses enfants souffrent, qui attend quand ils ne viennent pas, qui dit : Je suis là. Vous êtes sous ma protection. N’aie pas peur.

Chez Saint Plushie, c’est exactement ce que nous voulons que nos enfants connaissent. Pas une statue sur une étagère. Une mère qui parlait, qui s’en souciait, et qui parle encore, si nous prenons le temps d’écouter.